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Petite chaise - Assemblages à goujons



Odeurs, souvenirs et émotions...


Champ de lavande
Champ de lavande

Il y a quelques semaines, j'ai regardé une vidéo montrant les réalisations d'un sculpteur de pipes. Jamais je n'en avais vu d'aussi originales! Le talent et la créativité ne semblent pas connaître de limites, me suis-je répété une fois de plus.

Certes, j'ai été fascinée par les œuvres de cet artiste. Toutefois, à ma grande surprise, ses pipes m'ont fait remonter le temps à la vitesse grand V. Tout à coup, je me suis retrouvée dans un autre espace-temps. J'avais 5 ans, j'étais dans la cuisine chez mes grands-parents et ça sentait le tabac comme lorsque mon grand-père préparait sa « pipée » du soir.

Nous avons tous vécu de telles situations! Nous humons une fragrance spécifique et là, sans crier gare, de vives émotions et de très anciens souvenirs refont surface. Des événements que nous avons vécus et des personnes que nous avons connues nous reviennent en mémoire avec beaucoup d'acuité, par le simple biais de notre odorat. Les lilas qui sentent « maman », la cannelle qui sent « la tarte aux pommes de tante Louise » et quoi encore…

Il en a du flair notre nez! Alors, j'ai voulu percer son mystère… et j'ai effectué un peu de recherche sur la mémoire olfactive. Voici, très sommairement, l'essentiel de ce que j'ai appris.

En fait, la mémoire olfactive est une mémoire comme les autres. Cependant, la façon dont les souvenirs olfactifs sont formés et emmagasinés se distingue de celle des autres sens. Tout est une question d'anatomie, ni plus ni moins. La région du nez qui décèle les odeurs est étroitement liée au système limbique, une de plus anciennes parties du cerveau qui régit les émotions. Il faut aussi savoir que l'odorat est notre sens le plus développé. Nous pouvons nous rappeler les odeurs avec 65 % d'exactitude comparativement à 50 % pour les souvenirs visuels.

« Les odeurs ne génèrent pas plus de souvenirs qu'une image ou un son, mais ces souvenirs sont souvent beaucoup plus riches en émotions » affirme Anne-Lise Saive, chercheuse à l'Université de Lyon. Je comprends donc que nous engrangeons des odeurs dans la zone la plus fragile de notre être, celle des émotions!

Et pourquoi pas? Tout n'a pas à être rationnel, toujours… Et pour moi, même si je me souviens de moments moins agréables de mon adolescence, ce ne sont pas ceux que je me plais à raviver. Je préfère, et de loin, me fermer les yeux et sentir l'air du large pénétré dans mes narines. Le bord de l'eau à Rimouski restera toujours une odeur qui « goûte bon »!


Céline Thibault
Chroniqueuse



Des toupies qui font tourner les têtes...
Tarte aux pommes
Tarte aux pommes

Brassens fumant la pipe
Brassens fumant la pipe










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