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Les mots pour le dire…


Les mots pour le dire…

La campagne électorale canadienne est terminée! Les élections ont eu lieu. Nous connaissons maintenant la couleur du gouvernement qui gèrera notre pays pour les quatre prochaines années, à moins que…

Au terme de cette période politiquement active, j'ai regretté qu'il n'existe aucun vaccin pour contrer la « langue de bois », car j'y suis allergique au plus haut degré. Pour être tous et toutes au même diapason, définissons d'abord ce qu'est la « langue de bois ». Il s'agit d'un « langage figé, coupé de la réalité, et qui véhicule, de manière artificielle, un message intentionnellement truqué. »

En fait, la langue de bois sert notamment à cacher la vérité, en partie ou en totalité, à esquiver une question en noyant la réponse sous un déferlement de paroles creuses. Elle peut même servir à manipuler quelqu'un pour l'amener à nos propres fins. La force des mots, même vides de sens, quoi!

N'importe qui peut exercer cette forme d'expression. Elle n'est pas l'apanage des politiciens et politiciennes, loin de là! Toutefois, il faut reconnaître qu'une campagne électorale donne lieu à de nombreuses démonstrations de discours vides. Combien de fois vous êtes-vous demandé, à la fin d'une allocution : Qu'est-ce que je dois retenir? Finalement, nous en aurons ou pas des oléoducs? La politique sur l'immigration, elle sera revue ou non? Nous demeurons perplexes et pourtant, nous avons été attentifs aux paroles prononcées. Nous avons été submergés par un trop grand flot de mots!

Quand nous nous y attardons un peu, nous constatons que bien des problèmes disparaissent comme par enchantement grâce à la « langue de bois ». Il semble que tout réside dans la façon de présenter quelque chose, ce qui pourrait bien être vrai. Attardons-nous à quelques exemples…

-Postes Canada n'interrompt pas la livraison du courrier à domicile dans les grandes villes. Nuance! Postes Canada amorce le mouvement de « transition vers des boîtes postales communautaires. » Des mots plus doux à l'oreille, moins difficiles à encaisser et qui ensevelissent la réalité sous une charmante petite brume. Malheur! C'est possible de se perdre dans la brume…

-Au Québec, le ministère des Transports recense des « sites à potentiel d'amélioration ». Autrement dit, des zones dangereuses. Là où se produisent des accidents à répétition par exemple, ce qu'on prendra soin de ne pas mentionner.

Je termine ici en tempérant mes propos. Car si la « langue de bois » m'exaspère, l'utilisation de certains euphémismes (atténuation d'une expression jugée trop directe, trop choquante) me plaît beaucoup. Je préfère parler d'une personne aveugle en disant qu'elle est « non voyante ». Cela ne change rien à sa réalité, mais il y a un petit quelque chose de moins « cru » dans cette affirmation. De même, qualifier un quartier de « défavorisé » plutôt que de « pauvre » préserve, à mes yeux, la dignité des gens qui l'habitent. Subtil me direz-vous… peut-être, mais quand même honnête!

« Sans les grands mots, comment bien des gens diraient-ils les petites choses? » (John Petit-Senn)

Céline Thibault
Chroniqueuse



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